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Kombouaré : « Je suis un battant »

Rédigé Le 08 fevrier 2010, 19h10 par Loic

Selon l'entraîneur parisien Antoine Kombouaré, la meilleure des solutions pour que son équipe sorte la tête de l'eau est une victoire mardi à Vesoul.

Antoine Kombouaré, avez-vous bien dormi ces deux dernières nuits ?
Non, pas très bien. Mais même quand on gagne, on ne dort pas toujours bien car il y a toujours pas mal de boulot. Après, c'est vrai que nous ne sommes pas en confiance : nous sommes en difficulté. L'avantage, c'est qu'il y a des matchs qui arrivent donc nous n'avons pas trop le temps de gamberger. C'est une bonne chose. Mais le plus important, c'est de vite renouer avec la victoire pour retrouver la confiance.

Dans le contexte actuel, le match contre Vesoul apparaît-il lui aussi comme un match difficile pour le PSG ?
Mais tous les matchs sont difficiles ! Vous n'avez qu'à voir les surprises lors des tours précédents. C'est un huitième de finale : Vesoul sait que nous sommes en difficultés et nous allons jouer sur un synthétique. En plus, ça se joue sur un match. Donc même si nous étions bien classés, nous ne ferions pas les beaux. Nous allons jouer contre un adversaire qui va être très motivé à l'idée de jouer contre le PSG. C'est un match très important pour repartir de l'avant. Et aussi un match couperet car il faut passer ce tour pour se retrouver en quarts de finale. Et samedi, Nancy sera un match très important pour casser cette spirale en championnat.

Avez-vous pensé à abandonner après cette défaite contre Lorient ?
(Il soupire) Je ne vais pas toujours me répéter. Moi, je me bagarre jusqu'au bout, je suis un battant. Je sais que c'est difficile mais quand on fait ce métier, ça fait partie des situations que l'on peut vivre. Non seulement je n'ai jamais abandonné mais je dois en plus montrer ça vis-à-vis de mes joueurs et de mon groupe. C'est un état d'esprit à avoir. Ça fait partie de ce que je sais faire : je suis un battant et je relève la tête.

« De temps en temps, il faut gueuler. De temps en temps, il faut taper »

Pourquoi vos joueurs, eux, ne se bagarrent-ils pas jusqu'au bout ?
La seule chose qui m'embête, c'est que vous n'êtes jugé que sur les résultats et le classement. Ce métier est cruel. Mais moi, contre Monaco et Lyon, j'ai vu une belle équipe du PSG. Et contre Lorient, nous faisons vingt minutes de très bonne facture. Mais le problème quand vous ne gagnez pas, c'est que la confiance n'est pas là. Contre Lorient, quand on prend ce premier but, c'est comme un coup de poing dans la tête : on est KO. Pendant douze minutes, nous étions dans les cordes.

Et ensuite ?
En deuxième mi-temps, nous avons fait ce que nous avons pu dans un contexte très difficile avec un public contre nous. Ce qui est légitime. C'est tout à fait logique que les supporters soient mécontents. Nous les premiers, nous ne sommes pas contents et c'est difficile le matin quand on se lève. Mais malgré tout, les joueurs n'ont pas lâché. Nous avons joué, nous avions la possession du ballon. Maintenant, c'est vrai que nous n'avons pas la réussite aujourd'hui. En plus, nous jouons de malchance avec ce but valable qui nous est refusé mais dont personne ne parle. C'est la vérité, je n'invente rien. J'ai une équipe qui joue bien, qui fait de bons matchs mais qui ne gagne pas.

Vous reconnaissez que votre équipe s'écroule un peu dès qu'elle prend un but, comme à Lyon ?
Oui et c'est ça qui m'embête. Nous devons travailler justement pour savoir continuer à aller de l'avant et se battre, même quand nous sommes menés. Car un match, c'est une heure et demie. C'est à moi de ne pas lâcher mes joueurs. Bon, bien sûr, nous employons un peu tous les leviers au niveau du management. De temps en temps, il faut gueuler, de temps en temps taper et de temps en temps les encourager.

« Pas le temps de nous poser des questions »

Et aujourd'hui, quelle attitude convient-il d'employer ?
Aujourd'hui, ils ont surtout besoin qu'on les aide, qu'on les encourage et que l'on recherche des points positifs sur les matchs. Celui qui voit que nous perdons 3-0 pense que nous sommes passés à côté de notre match. Sur le plan du résultat, oui, mais pas au niveau de la manière et ces vingt premières minutes. Ça, je n'accepte pas. Ce sont les gens qui ne viennent pas au stade qui disent ça.

Songez-vous à faire appel à un psychologue pour remonter le moral de vos joueurs ?
Non, il y a suffisamment de personnes au niveau du staff. Avec les médecins ou les kinés, tout le monde joue un rôle important. Nous sommes là pour discuter avec les joueurs et repartir de l'avant car nous avons des entraînements et des matchs qui arrivent vite. Nous n'avons pas trop le temps de nous poser de questions. Il faut faire appel à l'orgueil, à la rage et à l'envie de repartir de l'avant. Entre eux, les joueurs doivent probablement s'appeler, se parler. Ça, ils le font.

Est-ce que vous êtes gêné par la pression des supporters qui engendre des renforts au niveau de la sécurité ?
Oui, c'est embêtant car tu ne travailles pas dans un climat serein. Après, nous faisons avec car le plus important, c'est la sécurité des joueurs. Que les supporters manifestent ou soient mécontents, c'est tout à fait logique. Après, il y a des choses qu'il ne faut pas faire. Il faut toujours respecter les gens. Que les supporters viennent gueuler leur mécontentement, ça n'a jamais tué personne.

Source : Foot365

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